Au cours des dernières années, le Québec et de façon plus spécifique, Montréal s’est positionnée comme l’une des plus importantes plaques tournantes mondiale en matière d’intelligence artificielle. En fait, selon Becoming human, Montréal est le second pôle en importance sur la planète AI et probablement la grappe la mieux structurée. De grands leaders mondiaux se retrouvent à Montréal. Des chercheurs tels que ceux de Google Brain, représenté par M. Hugo Larochelle; ou bien telle que la directrice du laboratoire montréalais de Facebook spécialisé en intelligence artificielle, Joëlle Pineau. On ne peut évidemment pas omettre, dans cette liste, l’Institut québécois d'intelligence artificielle (Mila) et la figure proéminente qui le dirige, M. Yoshua Bengio. Les universités québécoises ont également rejoint le mouvement de l’intelligence artificielle avec des leaders tels que François Laviolette, Richard Khoury de l’Université Laval ou encore Raphaël Khoury de l’UQAC. Ils ont tous choisis le développement de l'intelligence artificielle comme base d'activités et s'inscrivent dans cette mouvance québécoise. Et bien sûr, ils ne sont pas seuls. Non seulement chacun d’entre eux n’est que la figure de proue d’une équipe dédiée au développement de l’intelligence artificielle, mais d’autres entreprises gravitent dans cet univers.
Cette richesse locale devrait inciter les villes à faire le saut vers l’intelligence artificielle, à investir ce champ et à développer des vitrines technologiques de haut niveau. Les lieux où l’intelligence artificielle peut-être au service des villes ne sont limités que par notre imagination. De la révision, en temps réel, des routes optimales des camions de déneigement en fonction des entraves; du robot intelligent en gestion de la qualité des eaux ou de l’air, en passant par le Chatbot (agent conversationnel), le terreau municipal est fertile en opportunités de développement. La présence de cette expertise à proximité devrait nous inciter à envahir ce champ et à créer des projets de pointe spécifiques au monde municipal. Les municipalités québécoises doivent devenir des vitrines internationales dans le développement de projets de villes intelligentes.
Dans un article précédent, nous traitions de trois grandes familles d’interventions qu’une ville peut faire en matière de ville intelligente.
Dans ces trois champs, il y a un monde de possibilités et d’opportunités pour les municipalités québécoises. À nous de mettre à contribution les officiers municipaux afin de trouver les meilleures opportunités et d’identifier dans chacune des villes du Québec les meilleures vitrines technologiques. Des villes similaires ont déjà ont emboité le pas et initié le mouvement : Brossard avec sa carte citoyen numérique; Varennes avec ses projets en transport intelligent; ou encore Candiac avec ses autobus autonomes. Toutes ses initiatives proviennent d’une volonté à envahir le champ de la ville intelligente. Ces villes ont entamé leur transition et nous ouvrent déjà la voie. Malgré ces initiatives, tout est encore à faire et les villes se doivent de profiter de l’opportunité offerte par cette masse critique d’entreprises incroyables que nous possédons ici-même au Québec.